
Handicap International en Sierra Leone aujourd'hui, ce sont 120 personnes, dont 8 expatriés. La pluridisciplinarité des équipes permet une approche globale du traitement des patients. Si les projets de soutien psychologique bénéficient d'une visibilité financière jusqu'en 2008, les projets de réadaptation physique sont menacés, faute de financements. En dépit de ces difficultés, l'association affirme sa volonté de continuer à travailler pour et avec la population de Sierra Leone.
L'intervention directe est toujours nécessaire, mais la présence internationale diminue.
La mission des Nations unies a quitté le pays en décembre 2005, mais le désengagement des acteurs humanitaires est continu depuis la fin de la guerre. Au cours des années 1990, plusieurs centaines d'ONG internationales travaillaient en Sierra Leone. Il n'y en a plus qu'une quarantaine aujourd'hui. MSF France, par exemple, a cessé ses opérations dans le pays le 1er avril 2006, au terme de quinze ans de présence.
Trois obstacles
Pour Handicap International, chaque personne aidée représente un pas dans l'accomplissement de son mandat, mais l'objectif à plus long terme est d'aider les Sierra-Léonais à se prendre en charge eux-mêmes. Le transfert de compétences et d'activités aux acteurs sierra-léonais, publics ou privés, s'avère plus long et plus ardu que prévu. Les difficultés auxquelles doivent faire face les victimes de la guerre et ceux qui leur viennent en aide sont de trois ordres : un personnel formé insuffisant et non reconnu ; la faible implication du gouvernement sierra-léonais ; la diminution de l'aide humanitaire internationale.
Nos actions en 2005
Handicap International s'efforce de former des locaux pour permettre de prolonger ses activités durablement.
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